La grippe est une maladie infectieuse des voies respiratoires  qui se développe dans la gorge et le nez. Elle est essentiellement due à deux types de virus très contagieux :  l’influenza de type A ou B. Pour les virus de type A, il existe une classification en sous-types, déterminés par les protéines présentes à leur surface : hemagglutinine (H1àH15) et neuraminidase (N1àN9).
Ces virus sont en perpétuelle mutation entraînant l’apparition incessante de nouvelles souches classées selon leur origine géographique et leur année d’isolement. Cette instabilité du virus nécessite donc une adaptation du vaccin chaque année et une vaccination annuelle des patients.

Transmission et symptômes

Le virus se transmet de personne à personne par voie respiratoire, par l'intermédiaire de particules de salive et surtout d'aérosols émis lors de la toux ou d'éternuements. Une certaine résistance des virus grippaux dans le milieu extérieur explique la possibilité d'une transmission par les mains.
Après une incubation de 24 à 48 heures, le début de la grippe est typiquement brutal et se caractérise par une fièvre élevée, des frissons, une asthénie intense, des courbatures, des céphalées, des douleurs diverses. Fièvre et douleurs durent trois ou quatre jours. Une guérison rapide est habituelle, mais la convalescence peut être longue, avec une asthénie persistante. La mortalité peut être élevée aux âges extrêmes de la vie et chez les sujets atteints de certaines maladies : affections respiratoires, cardiovasculaires ou rénales chroniques, diabète… La gravité peut être due au virus lui-même (formes      « toxiques ») ou aux surinfections bactériennes.


Le traitement est symptomatique : hydratation correcte, médicaments contre la fièvre, contre les douleurs, contre la toux…Un traitement antiviral spécifique peut cependant être utile dans certains cas, s'il est prescrit au tout début de la maladie, permettant de diminuer la durée et l’intensité des symptômes. Les antibiotiques ne sont en aucun cas indiqués en cas de grippe puisqu’ils éliminent les bactéries et non les virus.

La grippe en chiffres

2,5 millions de cas par an en moyenne en France (pouvant aller jusqu’à 4,5 millions en cas de forte épidémie).
2 à 3000 morts par an en moyenne (9000 en 2009 !)
2 à 12 millions de jours d’absence au travail suivant l’intensité de l’épidémie, conduisant à une désorganisation de la vie économique et sociale.


La prévention

La vaccination

Un des moyens les plus efficaces de se protéger de la grippe est la vaccination. Elle donne le temps au système immunitaire de construire ses défenses avant l’arrivée de l’épidémie.
La vaccination est recommandée (et remboursée par la Sécurité Sociale) pour toutes les personnes de plus de 65 ans et les sujets à risque. Mais elle est également vivement conseillée au personnel de santé, au personnel naviguant, à toute personne en contact avec le public notamment les enfants.
Le vaccin est composé de fragments inactivés de virus influenza, issus de trois souches différentes ; il est adapté chaque année en fonction des recommandations actualisées de l’OMS.
La vaccination se fait par voie sous-cutanée ou intramusculaire entre la mi-octobre et la mi-novembre. La protection est optimale après une à deux semaines et dure en général au moins quatre à six mois.
A noter : Cette vaccination protège uniquement des virus influenza contenus dans le vaccin, mais pas des autres germes qui circulent en hiver et provoquent des refroidissements. Cependant, il peut arriver qu’une personne vaccinée attrape la grippe. Dans ce cas, les symptômes sont atténués et les risques de complications nettement plus faibles.


L’alternative homéopathique


L’influenzinum est une souche homéopathique obtenue par dilution puis dynamisation des souches du vaccin de la grippe pour l´année en cours. Pour renforcer les défenses immunitaires de l’organisme contre le virus, il faut prendre chaque semaine pendant trois semaines une dose d’influenzinum 9CH, puis une par mois pendant tout l’hiver.  On peut renforcer son action en complétant par la prise associée d’une dose de sérum de yersin 9CH et de thymuline 9CH (ces deux souches pouvant également être prises en granules -5 de chaque, en 9CH).
L’oscilococcinum peut s’utiliser en préventif, mais surtout en curatif à raison de deux doses par jour dès les premiers symptômes.


Phytothérapie, aromathérapie et micro-nutrition


On peut trouver également des remèdes adaptés pour renforcer les défenses de l’organisme dans ces trois catégories.
En phytothérapie, l’échinacée contient des principes actifs qui stimulent le système immunitaire et aident à lutter contre les infections virales. La posologie sera de deux gélules d’Arkogélules par jour, une semaine par mois à partir d’octobre.
En aromathérapie, l’huile essentielle de ravintsara est recommandée pour son action anti-virale, en diffusion ou inhalation (à partir de 6 ans, contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante). On peut utiliser également la solution défenses naturelles de Pranarom.
En micro-nutrition, le lactibiane Référence de Pilège contient quatre souches de probiotiques, permettant non seulement de renforcer la flore intestinale mais aussi de stimuler les défenses.
En période épidémique, il est recommandé de prendre chaque matin un comprimé de vitamine C ou 10 à 15 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse.


Les règles d’hygiène


Le premier geste barrière face au virus est le lavage des mains, associé à l’utilisation d’une solution hydro-alcoolique.
Il est par ailleurs indispensable de se couvrir la bouche avec sa manche ou un mouchoir jetable lorsque l’on tousse ou éternue et de jeter ses mouchoirs dans une poubelle fermée.
 Il faut limiter les déplacements, en cas d’épidémie, dans les lieux très fréquentés, surtout avec de jeunes enfants ou des nourrissons, éviter de serrer des mains, d’embrasser…
Il est recommandé d’aérer son logement chaque jour pour renouveler l’air, le purifier avec des solutions assainissantes (spray assainissant Pranarom, spray Puressentiel 41).


Les questions que vous vous posez…

Peut-on vacciner les enfants ?
Oui, à partir de 6 mois, sur avis médical et en dose adaptée. C’est le cas pour les enfants présentant une affection chronique (pulmonaire, cardiaque, métabolique…).


Peut-on se faire vacciner lorsque l’on est enceinte ?
C’est possible et même recommandé depuis 2012 quel que soit le trimestre par injection. On peut également s’orienter vers le traitement  homéopathique. On peut se vacciner en cas d’allaitement.


Le vaccin peut-il m’inoculer la grippe ?
Non, les souches utilisées sont inactivées. Toutefois, chez environ 10% des sujets, la vaccination par injection peut provoquer une réaction locale passagère (rougeur, douleur au site d’injection) ; un « état grippal » de courte durée peut apparaître (fièvre, maux de tête, courbatures).


Peut-on se faire vacciner quand on est allergique ?
La vaccination est contre-indiquée pour les personnes présentant une allergie à l’œuf, à l’ovalbumine et aux protéines de poulet. En effet, le virus grippal est cultivé sur œufs embryonnés de poules provenant d’élevages sains, fragmenté et inactivé. On peut également présenter une allergie aux composants présents à l’état de trace (formaldéhyde, antibiotique comme la néomycine) utilisés comme adjuvants pour stabiliser le vaccin.


Le vaccin contre la grippe contient-il de l’aluminium ?
L’aluminium est utilisé dans certains vaccins afin de stimuler la réponse immunitaire. Toutefois, les vaccins contre la grippe n’en contiennent pas.


Maintenant, vous voilà prêts à affronter l’hiver !